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Centre phytothérapique de Juba au Soudan du Sud
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Contexte

Au Soudan du Sud, l'espérance de vie est de 42 ans.
75% de la population n'a pas accès à des services de santé.

Le pays a le pire taux de mortalité maternelle et infantile au monde.
Seule une femme sur six bénéficie d'au moins une consultation obstétrique pendant sa grossesse.
Un enfant de moins de 5 ans sur trois est sous-alimenté.

Seul 7% de la population dispose de système sanitaire pour l'évacuation des déjections.

Les maladies les plus répandues sont la malaria et les maladies respiratoires.
Les épidémies de méningites, de choléra et de rougeole sont monnaie courante.
Le pays est un des plus touchés au monde par la tuberculose.
Certaines maladies tropicales largement sous contrôle dans d'autres pays (comme la maladie du sommeil) sont encore endémiques.


Un projet encore en phase d'étude

L'objectif est d'offrir à la population du Soudan du Sud un moyen économique et efficace de se soigner, lorsqu'ils n'ont pas accès aux médicaments synthétiques.

Il s'agit de créer dans la région de Juba, la capitale, un jardin de plantes médicinales choisies, puis un laboratoire qui produira des médicaments à partir des plantes cultivées.

L'expérience d'ASASE dans ce domaine sera fort précieuse (cf le laboratoire Phyto-Cosmos créé en Haïti).

La médecine traditionnelle par les plantes est d'un usage courant dans la région, mais non encadré ; or certaines plantes utilisées sont dangereuses et devraient faire l'objet d'une régulation basée sur une approche scientifique en collaboration avec les thérapeutes traditionnels et les autorités sanitaires du pays.

Ces médicaments à base d'herbes seront conditionnés et étiquetés conformément aux normes modernes, avec des instructions d'utilisation claires, les avertissements nécessaires et la date de production.

Seules des personnes disposant d'une formation adéquate pourront utilement conseiller la population en matière de santé : tout comme en Haïti, il sera donc impératif de passer par cette étape de formation. Ce point est d'ailleurs essentiel à une reconnaissance officielle de notre démarche.

Ce projet reflète la tendance internationale actuelle favorisant les projets de santé publique axés sur l'autonomie locale et la viabilité.
En développant les médicaments à base de plantes locales, ce projet contribuera à sensibiliser l'opinion à la protection de l'environnement et à la conservation des savoirs traditionnels.

L'évaluation scientifique rigoureuse de chaque plante fournira également des données utiles sur leurs toxicités potentielles : certaines pratiques traditionnelles, dangereuses et/ou inefficaces seront fortement découragées.

En juin 2011, Jean-Claude François et un scientifique suisse reconnu pour ses travaux sur les plantes se sont rendus à Juba, en mission exploratoire (comme ils l'avaient fait pour le projet haïtien).
Le projet a suscité l'engouement immédiat de la population et des autorités Soudan du Sudaises.
Une douzaine de plantes aptes à combattre les maladies les plus courantes ont été répertoriées pour être cultivées dans le futur centre.

En septembre 2011, un terrain de 120 hectares, à 40 minutes en voiture du centre de formation de Lologo, a été mis à la disposition de la Société Saint-Vincent-de-Paul par la communauté de Juba Nabari contre le seul engagement d'y construire un dispensaire.

En novembre 2011, Jean-Claude François est retourné sur le terrain. Il a rencontré différentes autorités gouvernementales pour obtenir leur approbation et leur support effectif sur ce projet, totalement unique dans le pays. Des devis sont en cours d'élaboration pour la clôture du terrain et la construction des bâtiments.

Impact de vos dons

Avec 70 CHF (57 €), vous nous aidez à financer les études préparatoires de ce projet en prenant en charge l’équivalent du coût d’une journée sur l’année.

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