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Le programme "Enfants des rues" au Nord-Soudan
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Ce programme a été mis en place en 1986 pour recueillir les enfants qui survivaient dans les rues de Khartoum, la capitale, après avoir fui la guerre qui avait dévasté leurs villages dans le Sud. 
Après la signature de l’accord de paix entre le Nord et le Sud en 2005, d’autres conflits internes (à l’Ouest, au Darfour, dès 2003, et au Nord, aux Monts Nouba) ont entretenu le flot des déplacés et justifient malheureusement aujourd’hui la poursuite de notre soutien aux plus faibles d’entre eux…

Le nombre d’enfants des rues est même en constante augmentation à Khartoum. Orphelins ou livrés à eux-mêmes, ils survivent difficilement en chapardant, exposés aux dangers inhérents à leur vie d’errance: violences urbaines, tracasseries policières, drogues, viols, prostitution, esclavage… 
Ils sont recueillis par les autorités soudanaises et confiés à la Société Saint-Vincent-de-Paul (SVDP).

En 2010-2011, 194 bénéficiaires de ce programme ont préféré partir au Sud avant la partition effective du pays.
Fin 2011, le nombre d’enfants pris en charge était de 290.

A 19 ans, conformément aux lois du pays, les jeunes doivent nous quitter.

SVDP collabore avec l’UNICEF pour leur programme de réunification familiale, et est devenu l’association de référence en la matière pour les enfants Sudistes vivant au Nord-Soudan.

Le programme mobilise une équipe d’une soixantaine de personnes incluant des travailleurs sociaux, des parents nourriciers, des psychologues, un médecin, un entraineur sportif

Depuis la création du programme, une soixantaine de bénéficiaires ont obtenu un diplôme universitaire.
120 autres suivent actuellement des études universitaires.  


Les trois foyers

SVDP confie les plus petits garçons (14) et les filles (32) à des couples de Soudanais, salariés, qui s’efforcent de recréer une nouvelle famille.
Tout est fait pour que les enfants se remettent de leur passé douloureux dans la rue.
Ils vivent avec les enfants des parents nourriciers, partageant tout, comme une famille.
Ils reçoivent ainsi de la nourriture, des soins médicaux, l’accès à une scolarité… et l’affection sans laquelle un enfant ne peut vivre.
14 jeunes filles actuellement à l’Université sont également hébergées via ce programme.


Les deux fermes pour 230 adolescents

Le matin, les jeunes garçons vont à l’école.
L’après-midi, ils peuvent suivre des formations en ateliers qui les initient à l’informatique, la menuiserie ou l’électricité. Ils apprennent également au sein de la ferme des rudiments d’agriculture et d’élevage.
Chaque ferme dispose d’un dispensaire, d’une petite bibliothèque et d’une salle TV.
Les adolescents peuvent pratiquer quelques sports: terrain de basket, ping-pong, foot avec un entraîneur.
Le taux de réussite de nos enfants à l’examen de fin d’études secondaires est chaque année entre 75 et 80%, toujours supérieur à la moyenne nationale.


Extraits d'un rapport d'évaluation fait par un consultant indépendant en Janvier 2011

«Une des principales conclusions de cette étude est que le projet a réussi à réhabiliter d’anciens enfants des rues en développant leurs aptitudes sociales et en éduquant leurs conduites dans le cadre d’un milieu de vie stabilisé.
Les enfants ont déclaré que les comportements acquis au cours de leur vie dans la rue  ont souvent retardé leur scolarisation, et qu’ils ont souvent eu besoin de temps pour s'adapter à une vie structurée (...)

L'évaluation générale a relevé une incidence positive sur le bien-être des enfants: le programme répond à leurs besoins fondamentaux en terme de protection, de prise en charge matérielle et de santé (…)

Depuis ses débuts, le projet a bénéficié à plus de 10 000 enfants et a eu un impact majeur sur ​​leur accès à l'enseignement. Tous les enfants bénéficiaires ont été scolarisés, et pour certains c’est seulement dans le cadre du programme qu’ils ont pu, pour la première fois, aller à l’école, même si c’était avec un retard important par rapport à l’âge normal (...)

Saint-Vincent reste l'une des seules organisations qui s’occupent du sort des anciens enfants des rues en développant un programme d’une telle amplitude. Saint-Vincent a été cité comme un modèle par le gouvernement. »

1986-2014

Depuis janvier 2015, ASASE a cessé de soutenir ce programme, comme tous les programmes humanitaires mis en place depuis 1986 au Soudan.

Videos


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